

Souvenons-nous d'eux
EXPOSITION ITINÉRANTE
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Commémorations au lendemain de la Grande Guerre
Souvenons-nous d'eux explore les diverses façons dont les Canadiens commémorent la Grande Guerre. L’exposition retrace comment la mémoire collective est préservée, transmise et réinterprétée au fil des générations, offrant une réflexion sur le passé et la pertinence contemporaine du souvenir.
Rt. Hon. W.L. Mackenzie King laying a wreath during Remembrance Day service on Parliament Hill. 11 Nov. 1937. / Bibliothèque et Archives Canada PA-127563
Les origines des rites commémoratifs canadiens
Après la première victoire militaire du Canada lors de la guerre d’Afrique du Sud (1899‑1902), les communautés célébraient le jour de Paardeberg le 27 février, se rassemblant sur les places publiques et organisant des défilés. Cependant, les atrocités de la Grande Guerre ont transformé la manière dont les Canadiens commémoraient leurs morts. Ce qui était autrefois une occasion de célébration a laissé place à des moments de recueillement, rendant hommage aux plus de 66 000 Canadiens tués au combat. Le Jour du Souvenir s’est ancré dans le tissu de la société canadienne grâce aux rites qui définissent désormais ce jour historique.
Au-delà des champs de Flandre

Veterans making poppies. 192-?
Collection Major Matthews / Archives de la Ville de Vancouver / CVA-371-39
Poussant abondamment sur les champs de bataille des Flandres, le coquelicot est devenu un symbole du souvenir grâce au poème Au champ d’honneur du lieutenant-colonel John McCrae. Inspirée par ce poème, l’Américaine Moina Michael a commencé à porter le coquelicot, et en 1920, la Française Anna Guérin a proposé de créer des coquelicots artificiels pour collecter des fonds en faveur des anciens combattants.
Le Jour de l’Armistice 1921 a marqué la première occasion de porter des coquelicots, et dès l’année suivante, ils ont commencé à être produits par des vétérans. Depuis 1925, la Légion royale canadienne supervise la campagne du coquelicot à travers le pays, assurant sa pérennité comme symbole du souvenir tout en soutenant financièrement les anciens combattants et leurs familles.

Le saviez-vous ?
Le roi George V - Traduit de l'anglais par le Centre canadien pour la Grande Guerre.
Le chemin vers le jour du Souvenir
Avril 1919
Le député Isaac Pedlow
propose la création du jour de l'Armistice
11 November
1919 & 1920
Les Canadiens commémorent le jour de l'Armistice le 11 novembre
18 March 1931
Le député A.W. Neil présente une motion visant à ce que le Jour de l'Armistice soit commémoré le 11 novembre et « à aucune autre date »
1970 & 1985
La Loi instituant des jours de fête légale de 1970 et 1985 l'a reconnue comme jour férié national.
11 novembre 1918
6 novembre 1919
Le roi George V insiste pour que la commémoration ait lieu le 11 novembre à 11 h, suivie de deux minutes de silence
May 1921
Une loi du Parlement du Canada stipule que le jour de l'Armistice sera célébré le lundi le plus proche du 11 novembre ; cette date coïncide avec l'Action de grâces
11 November 1931
Premier jour du Souvenir : le député C.W. Dickie propose de changer le nom du jour de l'Armistice en jour du Souvenir
Unveiling of memorial for C.P.R Employees April 28, 1922. / Collection Major Matthews / Archives de la Ville de Vancouver / Mon P100
A Grieving Nation
Le deuil collectif et l’environnement bâti
Les cénotaphes et monuments commémoratifs rendant hommage aux morts de la Première Guerre mondiale se dressent dans les communautés à travers le Canada, façonnant le paysage national. Ils constituent des expressions durables du souvenir, préservant la mémoire collective au fil des générations. Qu’il s’agisse de symboles nationaux comme le Monument commémoratif de guerre à Ottawa ou de monuments honorant des communautés précises, ils reflètent le besoin de faire le deuil à la fois collectivement et localement.
L'Ange de la Victoire
Sculptée par Coeur de Lion McCarthy, l’Ange de la Victoire a été installée à la gare Windsor de Montréal en 1922. Elle commémore les 1 116 employés du Canadien Pacifique morts lors de la Première Guerre mondiale. Représentant un soldat tombé soutenu par un ange, la sculpture en bronze évoque le sacrifice et invite les spectateurs à réfléchir au coût de la guerre. Des répliques ont ensuite été installées dans les gares du CP à Vancouver et Winnipeg, étendant ainsi sa portée commémorative.

« En mémoire de ceux qui, au service de la Compagnie des chemins de fer du Canadien Pacifique, ont répondu à l'appel du roi et de la patrie, ont tout quitté, enduré les épreuves, affronté le danger et, finalement, disparu à jamais par devoir et sacrifice, donnant leur vie pour que d'autres puissent vivre en liberté. Que ceux qui viendront après eux veillent à ce que leurs noms ne soient jamais oubliés. »
Inscription sur la plaque. Traduit de l'anglais par le Centre canadien pour la Grande Guerre.
Monument commémoratif de guerre des Canadiens d’origine japonaise

Founding Group of Canadian Japanese Association at the Japanese Canadian War Memorial. Stanley Park, Vancouver, BC. c. 1920. / Nikkei National Museum / NNM 1994.41.14
Le monument est surmonté d’une lanterne japonaise symbolisant les relations entre le Canada et le Japon. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les tensions entre les deux pays ont conduit à l’extinction de la lanterne. Elle est restée éteinte jusqu’au 2 août 1985, lorsque le sergent Masumi Mitsui, vétéran de la Première Guerre mondiale âgé de 98 ans et ayant combattu à Vimy et à la colline 70, l’a rallumée. Aujourd’hui, le monument rappelle à la fois la contribution des Canadiens d’origine japonaise et les discriminations auxquelles ils ont été confrontés.
Conçu par James Anderson Benzie, le Monument commémoratif de guerre des Canadiens d’origine japonaise se dresse dans le parc Stanley à Vancouver. Inauguré le 9 avril 1920, à l’occasion du troisième anniversaire de la bataille de la crête de Vimy, il rend hommage aux Canadiens d’origine japonaise ayant servi, dont 54 sont morts au combat et 168 sont revenus au Canada.
« N’oublions jamais la vérité solennelle : la nation ne se compose pas que de vivants. »
Sir Robert Borden, 8ᵉ premier ministre du Canada. Traduit de l'anglais par le Centre canadien pour la Grande Guerre.
La tour de l’Horloge de Montréal

La tour de l’Horloge de Montréal (Sailor's Memorial Clock) / Photos prises par le Centre canadien pour la Grande Guerre
En 1922, Montréal a vu l'érection d'un monument permanent dédié aux marins qui ont servi pendant la Première Guerre mondiale. Conçue par l'ingénieur montréalais Paul Leclair, la tour de l'horloge de Montréal, également connue sous le nom de Sailor's Memorial Clock, mesure 45 m (148 pi) de haut et est équipée d'un mécanisme d'horlogerie conçu par la société d'ingénierie Gillett & Johnston. Toujours en état de marche aujourd'hui, l'horloge est soigneusement entretenue et réglée par le gardien de la tour. Cet entretien constant reflète un engagement continu à préserver les structures rendant hommage aux soldats tombés au combat, tout en démontrant une profonde compréhension du rôle du temps dans la mémoire et le souvenir.
Après la Seconde Guerre mondiale, de nombreux monuments de la Première Guerre mondiale, dont la Sailor's Memorial Clock, ont été modernisés afin d'honorer ceux qui ont servi dans des conflits ultérieurs, illustrant ainsi le rôle central de la Grande Guerre dans l'élaboration des pratiques commémoratives.


Mémorial de la victoire à Verdun et Jane Leavitt
Conçu par Coeur de Lion McCarthy, le Mémorial de la victoire situé à Verdun, au Québec, rend hommage aux habitants de Verdun ayant perdu la vie pendant le conflit.
Dans l’entre‑deux‑guerres, choisir des mères et veuves pour dévoiler les monuments est devenu une pratique délibérée, conférant aux cérémonies une forte charge symbolique. Jane Leavitt, plus tard reconnue comme la « Mère de Verdun », a été choisie pour inaugurer le mémorial le 5 octobre 1924, représentant 2 500 mères locales dont les fils étaient partis au front. Ses propres cinq fils — Frank, Albert, Harry, Arthur et William — ont servi dans la Force expéditionnaire canadienne, et les trois derniers sont tombés au combat.
L’inauguration a rassemblé 25 000 personnes, illustrant le besoin de deuil collectif de la communauté. La reconnaissance durable de Jane Leavitt souligne le rôle de la ritualisation, transformant le bronze et la pierre en une expression tangible du chagrin partagé par la collectivité.

Photographie du dévoilement du Mémorial de la Victoire, avec Jane Leavitt etet ses fils survivants, Frank et Albert.
Verdun, Québec, 1924. / Collection CCGW / 2026.02 / Don de Richard Vincent, petit-fils de Frank Leavitt

Photographies encadrées des cinq fils Leavitt. De gauche à droite : Arthur †, Albert, Frank, Harry †, William †
Collection CCGW / 2026.02 / Don de Richard Vincent, petit-fils de Frank Leavitt
Adieu, camarades
Souvenirs du champ de bataille
Pendant la Première Guerre mondiale, les soldats faisaient le deuil de leurs camarades sur le champ de bataille. Avant l’établissement de cimetières militaires permanents, les tombes étaient identifiées par les compagnons d’armes à l’aide de simples marqueurs temporaires en bois. Des lettres étaient aussi envoyées aux familles pour leur assurer que leurs proches n’étaient pas oubliés.
Ces premiers gestes de mémoire naissaient de la perte, de l’amitié et du besoin de se souvenir au cœur du conflit. Après la guerre, le souvenir entre camarades se poursuivait dans diverses organisations : lors des réunions, les récits étaient partagés, les noms prononcés, et les liens forgés en temps de guerre se prolongeaient dans la paix.
Robert Hazelette Simonds
Né le 9 juillet 1896 à Murrayville, en Colombie-Britannique, Robert Hazelette Simonds était étudiant au McGill University College of British Columbia avant de s’enrôler à Vancouver le 17 mars 1915, à l’âge de 19 ans. Soldat simple affecté au 38ᵉ Bataillon, il est devenu lieutenant et a rejoint le Princess Patricia's Canadian Light Infantry le 31 décembre 1916. Ses nombreuses lettres conservées offrent un témoignage détaillé sur la vie des soldats au front.
Robert, affectueusement surnommé « Haz » ou « Hazy », a été tué au combat le 9 avril 1917, lors de la bataille de la crête de Vimy. Il avait 20 ans.

Lieutenant Robert Hazelette Simonds / Collection CCGG / 2023.02 / Don de Mark Donahue.
Traduit de l'anglais par le Centre canadien pour la Grande Guerre.

Le lieutenant Robert Hazelette Simonds, au deuxième rang, dernier à droite.

Portrait du lieutenant
Robert Hazelette Simonds

Le lieutenant Robert Hazelette Simonds
au centre
Lettres de Robert Hazelette Simonds
1er juillet 1916


6 avril 1917


14 avril 1917


Lieutenant Robert Hazelette Simonds / Collection CCGG / 2023.02 / Don de Mark Donahue.
Traduit de l'anglais par le Centre canadien pour la Grande Guerre.
Se souvenir des leurs
Après la guerre, les anciens combattants poursuivaient le travail de mémoire au sein de clubs locaux et d’organisations nationales, en honorant leurs camarades tombés au combat. Beaucoup avaient commencé à former des associations avant même leur retour et, dès 1919, la plupart des unités canadiennes disposaient de réseaux d’anciens soldats. Des groupes comme l’Association des anciens combattants de la Grande Guerre rendaient hommage aux morts par des réunions, des bulletins et des événements publics, tout en se soutenant mutuellement au fil des décennies.

Communiqué du 21e Bataillon, 50e anniversaire aôut 1964 / Belleville, Ontario / Collection CCGG





Sélection de documents de réunion d’anciens combattants / Collection CCGG

Croix commémoratives et marqueurs de tombes


Learn about the men listed on this Memorial Cross
Croix commémorative en bois, 42ᵉ battalion / Collection CCGG / 2016.50.1
Cette croix commémorative a été érigée pour dix hommes du 42e bataillon (Royal Highlanders of Canada) qui ont été tués les 2 et 3 juin 1916 lors de la bataille du mont Sorrel.
Au milieu des batailles, des croix temporaires en bois étaient généralement utilisées pour identifier les sépultures de champs de bataille. Dans d’autres cas, des croix commémoratives servaient à honorer les soldats dont le corps n’a pu être retrouvé. Au moins 10 000 croix temporaires et croix commémoratives ont éventuellement été renvoyées aux proches des soldats décédés, plusieurs desquelles ont été données à des institutions patrimoniales.
Alors que les soldats s’occupaient précédemment de l’enterrement de leurs camarades disparus, à partir de 1917 l’Imperial War Graves Commission devient responsable de l’exhumation et de la réinhumation des corps. En 1918, 587 000 sépultures avaient été identifiés, alors que le lieu de repos de 559 000 victimes demeure toujours inconnu. En 1927, plus de 500 cimetières avaient été établis, comptant plus de 400 000 pierres tombales.
Les soldats dont les corps n’ont jamais été retrouvés sont commémorés sur plusieurs sites mémoriaux. Les dix hommes identifiés sur cette croix sont commémorés sur la porte de Menin, à Ypres, en Belgique. Inaugurée en 1927, plus de 54 000 noms ont été gravés sur ses murs, dont 6 935 noms canadiens.
Cartes postales brodées
Pendant la Première Guerre mondiale, les cartes postales brodées en soie sont devenues des souvenirs très prisés. Elles étaient généralement achetées par les soldats servant en France ou en Belgique et envoyées depuis les lignes de front pour rassurer et réjouir leurs proches restés à la maison.
La broderie sur soie était souvent réalisée par des femmes en France et en Belgique, ainsi que par des femmes déplacées par la Première Guerre mondiale au Royaume‑Uni, avant d’être assemblée en cartes postales à Paris ou dans d’autres centres urbains. Malgré leur fragilité et leur coût relativement élevé, des millions de ces cartes ont été produites, servant d’expression tangible de l’affection entre les soldats et leurs proches pendant la Grande Guerre.




Cartes postales brodées, vers 1914-1918 / Collection CCGG
Le chagrin pour muse
Oeuvres commémorant la Grande Guerre
Une multitude d’œuvres ont émergé de la guerre, façonnant la manière dont les Canadiens ont commémoré cette période douloureuse. De la littérature et la poésie à l’art visuel et à la musique, auteurs et artistes ont cherché à immortaliser les expériences de la Grande Guerre, allant de la vie des soldats au front à celle des proches restés au pays. Contrairement aux correspondances personnelles, ces créations ont été largement diffusées, jouant un rôle clé dans la formation de l’identité canadienne et de la mémoire collective pendant l’entre-deux-guerres.

Nous sommes restés fidèles à votre mémoire, morts de Flandre,
Reposez en paix sous les coquelicots rouges
qui marquent l’endroit où vous êtes tombés.
Adaptation française: Centre canadien pour la Grande Guerre
Estampe illustrée avec le poème In Flanders Now d’Edna Jaques. 1919. / Musée canadien de la guerre / 20060073-002
Edna Jaques
Les réponses créatives à la Première Guerre mondiale ont dépassé l’expérience directe du conflit. Artistes et écrivains ont revisité des œuvres antérieures, offrant de nouvelles façons de voir la perte et la distance par rapport au front intérieur. Edna Jaques (1891‑1978), poétesse canadienne de la Saskatchewan rurale, illustre ce processus. Écrit peu après la guerre, son poème In Flanders Now répond directement au poème de John McCrae, montrant comment la guerre a continué d’inspirer la création artistique après le conflit.
Mike Mountain Horse
Malgré la discrimination, plus de 4 000 hommes autochtones se sont enrôlés lors de la Première Guerre mondiale, dont Mike Miistatisomitai Mountain Horse (1888‑1964). Membre de la nation Kainai en Alberta, il a fréquenté un pensionnat dès l’âge de six ans. Son frère aîné, Albert – le premier homme autochtone de l’Alberta à s’enrôler – est mort de tuberculose après des lésions pulmonaires causées par les gaz de la seconde bataille d’Ypres. Pour honorer son frère, Mike s’est enrôlé en mai 1916 et a servi dans le 191ᵉ puis le 50ᵉ Bataillon.
Mountain Horse a été démobilisé en 1919. Après la guerre, il a collaboré avec Ambrose Two Chiefs, qui a conçu et peint The “Great War” Deeds of Mike Mountain Horse, une œuvre en peau de veau illustrant ses expériences de guerre. Ses contributions demeurent une partie essentielle de l’histoire du Canada, mettant en lumière le rôle important, mais souvent négligé, joué par les groupes sous-représentés dans la construction de l’expérience de guerre et de l’identité collective du pays.
The Great War Deeds of Mike Mountain Horse
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The “Great War” Deeds of Mike Mountain Horse Conception et peinture par Ambrose Two Chiefs / Esplanade Arts and Heritage Centre, Medicine Hat, Alberta / B52.111
Descriptions adaptées à partir d’un texte écrit par Mike Mountain Horse vers 1938, gracieusement fourni par l’Esplanade Arts and Heritage Centre.
L’épopée du
vingt-deuxième
Ayant immigré d’Alsace au Canada en 1908, le sergent-major Claudius Corneloup s’enrôla au sein du 22ᵉ Bataillon, le seul bataillon d’infanterie francophone du Corps expéditionnaire canadien. Ses soldats se distinguèrent lors de certaines des batailles les plus éprouvantes de la guerre, notamment à Courcelette, à la crête de Vimy et à Passchendaele.
Au retour du sergent-major Corneloup à Montréal en 1919, il publia son premier ouvrage consacré à son bataillon, L’épopée du vingt-deuxième, qui relate les exploits du 22ᵉ Bataillon sur les champs de bataille. L’œuvre littéraire de Corneloup illustre non seulement la manière dont les soldats ont choisi de se souvenir des leurs, mais aussi comment leur expérience directe du conflit a façonné la mémoire collective canadienne au cours des décennies suivant la Grande Guerre.

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Leur mémoire perdure
Nouvelles approches à la commémoration
Alors que la Grande Guerre devient plus lointaine, de nouvelles formes de commémoration se sont révélées essentielles pour préserver, dans la mémoire collective canadienne, le souvenir des sacrifices des anciens combattants, notamment auprès des nouvelles générations. Projets communautaires novateurs, ateliers pour jeunes, monuments et timbres commémoratifs permettent ainsi de faire vivre l’héritage de ceux qui ont servi et d’approfondir la compréhension de l’impact de la guerre sur le pays.
2ᵉ Bataillon de construction

Timbre du 2ᵉ Bataillon de construction Conçu par Lara Minja © 2016 | Société canadienne des postes / Reproduit avec permission.
Malgré le racisme et le refus des officiers recruteurs, les Canadiens noirs se sont battus pour s’enrôler pendant la Première Guerre mondiale. Plus de 200 volontaires avaient été rejetés avant la fin de 1915. Formé en 1916, le 2ᵉ Bataillon de construction—la seule unité entièrement composée de Canadiens noirs—a été interdit de combat et affecté à des tâches de main-d’œuvre avec le Corps forestier canadien en France, soutenant l’exploitation forestière, la construction de routes et d’infrastructures. Dissous en 1920, ses contributions sont restées largement méconnues jusqu’à la fin du XXᵉ siècle. En 1992, sa formation a été désignée événement historique national, suivie du dévoilement d’un mémorial à Pictou, en Nouvelle-Écosse, et de l’émission d’un timbre commémoratif par Postes Canada en 2016.
Le Poppy Project
Initié par le Niagara Falls History Museum, le Poppy Project est une installation artistique participative qui invite le public à commémorer activement. Lancé en 2020, il a encouragé les Canadiens à crocheter et tricoter des coquelicots, ensuite reliés entre eux et suspendus sur des bâtiments et sites locaux comme symbole visible du souvenir. Depuis, le projet s’est étendu au Niagara-on-the-Lake Museum et à d’autres communautés à travers le Canada, reflétant le désir croissant des Canadiens de créer un lien personnel avec la commémoration au XXIᵉ siècle.

Le Poppy Project au Niagara / Avec l’aimable autorisation du Niagara-on-the-Lake Museum / Reproduit avec permission.

Coquelicots crochetés et tricotés / Musée d'histoire de Niagara Falls et guilde Stick'N Needles
Ils ne vieilliront pas comme nous, qui leur avons survécu
Ils ne connaîtront jamais l'outrage, ni le poids des années.
Quand viendra l'heure du crépuscule et celle de l'aurore
Nous nous souviendrons d'eux.
Extrait du poème For the Fallen de Laurence Binyon
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